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Journal · Les coulisses de l'outil

Pourquoi j'ai créé La Vision PER, le simulateur de plafond PER pensé pour les dirigeants

La plupart des simulateurs vous disent combien vous économisez d'impôt si vous versez 10 000 €. Presque aucun ne calcule combien un dirigeant peut réellement verser et déduire. C'est ce trou que La Vision PER comble.

Par Nicolas Vert · N-VEST Patrimoine · Lecture 6 min

Parce que personne ne calcule vraiment le plafond PER.

Ou plutôt : tout le monde sait vous dire combien vous économiserez d'impôt si vous versez 5 000, 10 000 ou 20 000 €. Mais pour savoir combien vous pouvez réellement verser et déduire, ça devient tout de suite plus compliqué.

Le plus souvent, on reprend le plafond indiqué sur l'avis d'impôt. Pour un salarié, ça peut suffire. Pour un dirigeant, beaucoup moins.

Un gérant majoritaire n'a pas le même calcul qu'un président de SAS. Les cotisations Madelin peuvent modifier le plafond. Les plafonds non utilisés des années précédentes aussi. Depuis 2026, on peut d'ailleurs remonter sur cinq ans. Et selon la situation, il faut encore regarder ce qui a déjà été consommé ou ce qui peut être mutualisé avec le conjoint.

Bref, le chiffre qui nous intéresse est rarement celui qu'un simulateur PER vous demande.

J'avais déjà mes propres fichiers de calcul chez N-VEST. Ils faisaient le travail, mais ils avaient exactement la tête que vous imaginez : des tableurs conçus pour être utilisés par celui qui les a créés et absolument personne d'autre. J'ai voulu en faire un outil utilisable par n'importe qui. C'est devenu La Vision PER.

Au début, il devait simplement calculer le plafond. Puis tant qu'à avoir les données, autant afficher ce qui compte vraiment : l'économie d'impôt, l'effort net, le financement éventuel par la société et le capital que les versements peuvent produire dans le temps.

Et puisqu'on parle aux dirigeants, j'ai ajouté la comparaison qui revient tout le temps en rendez-vous : qu'est-ce qui se passe si je prends cette somme en dividendes, en prime ou si je la verse sur mon PER ? C'est là que La Vision est devenue beaucoup plus intéressante qu'un calculateur de plafond.

Le calcul du plafond PER, ou le fameux « 10 % des revenus »

C'est à peu près vrai, ce qui est généralement le début des ennuis en fiscalité.

Pour un salarié, le plafond de déduction est calculé à partir de ses revenus professionnels, avec un plancher et une limite fixés en fonction du PASS. Pour un TNS, la formule change : la déduction peut notamment comprendre une part supplémentaire sur la fraction du bénéfice comprise entre un et huit PASS.

Prenez deux dirigeants qui gagnent 80 000 € : un président de SAS et un gérant majoritaire de SARL. Leur revenu est identique. Leur plafond PER peut ne pas l'être. Ajoutez des cotisations déjà versées et les reliquats disponibles des années précédentes, et la formule « prenez 10 % » commence à montrer ses limites.

C'est la première chose que calcule La Vision. Vous renseignez votre âge, votre revenu et votre statut ; l'outil détermine le plafond correspondant aux informations saisies, et pour les TNS, il permet également de tenir compte des cotisations concernées.

Ça paraît assez basique. Je n'ai pourtant pas trouvé beaucoup d'outils grand public qui le fassent correctement.

Un plafond de 6 388 €, ça vaut quoi ? L'économie d'impôt réelle

Dans l'exemple affiché sur La Vision, le plafond annuel ressort à 6 388 €. Pris seul, ce chiffre ne raconte pas grand-chose.

Avec une TMI de 30 %, 6 388 € versés et intégralement déduits sur des revenus effectivement imposés dans cette tranche représentent jusqu'à 1 916 € d'impôt sur le revenu en moins. L'effort net ressort donc à environ 4 472 €. Passez à 41 % et le calcul change immédiatement.

C'est pour ça que j'ai voulu mettre le versement et la TMI directement dans l'outil. On bouge le curseur, on voit ce que ça donne. Pas de tableau à télécharger, pas de coordonnées à renseigner pour recevoir une « étude personnalisée » qui se trouve être un formulaire commercial. Vous faites le calcul et vous partez si vous voulez.

Le chiffre qui m'intéresse vraiment est plus loin

À 33 ans, vous avez encore 31 années devant vous avant 64 ans. Si vous versez 6 388 € tous les ans, la différence entre 3 %, 5 % et 9 % de rendement moyen devient énorme avec le temps. La Vision l'affiche volontairement, avec des hypothèses de rendement clairement identifiées comme telles.

Évidemment, personne ne sait quel sera le rendement d'un portefeuille pendant les trente prochaines années. Ces projections ne sont pas des promesses et certains supports présentent un risque de perte en capital. Mais elles permettent de visualiser quelque chose qu'une économie d'impôt annuelle masque facilement : une année perdue au début coûte beaucoup plus cher qu'une année perdue à la fin.

Les intérêts composés ont ce défaut assez agaçant : ils récompensent surtout ceux qui leur laissent du temps.

Dividende, prime ou PER : et si l'argent venait de la société ?

Pour un dirigeant, je voulais aussi sortir du raisonnement purement personnel. L'argent est souvent encore dans l'entreprise. Avant de se demander où l'investir, il faut donc savoir comment le sortir. C'est pour ça qu'on a intégré une comparaison entre PER, prime et dividendes.

Et là, il faut arrêter de comparer des taux pris au hasard. Un dividende supporte aujourd'hui le PFU de 31,4 % par défaut, mais il est distribué à partir d'un résultat qui a déjà subi l'IS. Une prime suit un autre traitement fiscal et social. Un versement retraite financé dans un cadre professionnel, encore un autre, c'est tout l'objet du Madelin du Mandataire pour les présidents de SAS.

La seule comparaison qui m'intéresse consiste à prendre le même montant de résultat dans la société et à regarder ce qu'il en reste à la fin. Sur La Vision, vous entrez par exemple 4 800 € et l'outil calcule ce qui revient au dirigeant selon les différentes voies. Là, on peut commencer à discuter.

Ce qui se passe après : sortie, fiscalité et transmission du PER

Un PER ne disparaît pas le jour où vous avez obtenu votre réduction d'impôt. Il reste investi pendant des années, peut être débloqué dans certains cas prévus par la loi, sera fiscalisé selon les conditions de sortie et peut avoir un intérêt en matière de transmission, notamment lorsqu'il prend la forme d'un PER assurantiel.

J'ai donc ajouté ces éléments au simulateur. Pas pour prétendre régler une stratégie de retraite ou de succession en dix secondes, ce serait ridicule. Simplement pour éviter de juger un placement de trente ans sur l'impôt économisé la première année.

La Vision PER est gratuite, et sans e-mail

Ça aussi, c'était volontaire. Je déteste les simulateurs qui vous laissent remplir six champs, calculent le résultat devant vous, puis le floutent avec : « Entrez votre adresse e-mail pour découvrir votre économie. »

Donc La Vision ne le fait pas. Vous renseignez vos données, le calcul se fait dans votre navigateur et vous obtenez le résultat. Si les chiffres vous donnent envie d'aller plus loin, vous pouvez prendre rendez-vous avec N-VEST. Sinon, vous aurez au moins calculé votre PER correctement. C'était déjà le but.

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À savoir

Les chiffres présentés sont des exemples simplifiés et ne constituent ni une simulation personnalisée, ni une promesse d'économie fiscale ou de performance. Le plafond de déduction, l'économie d'impôt et la fiscalité de sortie dépendent de la situation propre à chaque dirigeant. Le PER est un produit d'épargne retraite de long terme dont la disponibilité est encadrée ; selon les supports choisis, l'investissement peut présenter un risque de perte en capital. Les projections de rendement reposent sur des hypothèses et ne préjugent pas des performances futures.